SOS TRANSPHOBIE

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Transphobie de BODY'minute à l'égard d'une Personne Trans au Centre commercial La Part-Dieu à Lyon

 

Le lundi 25 juin à 14 heures 20, deux employées de ce centre BODY'minute à Lyon ont eu des comportements inadmissibles discriminatoires transphobes à l'égard d'une femme trans en raison de son identité de genre.

 

                       body_minute_460x300.jpg 

 

 

Transphobie à BODY'minute - Les faits : Lettre envoyée au PDG :

 

Je sors à l’instant en pleurs d'un de vos instituts au Centre commercial La Part-Dieu à Lyon le 25 juin 2018 à 14 heures 20.

 

J’ai été humiliée par 2 de vos employées qui ce sont comportées à mon égard de façon inhumaine et indescriptible. Elles m’ont rabaissée à un niveau tel que je ne souhaite pas cette situation à quiconque. Je suis une personne transgenre mais surtout un être humain.

 

Ce n'est pas la première fois que je viens dans cet institut mais aujourd'hui ce sera la dernière. 

 

En voici les détails : Je me présente à l'accueil pour une épilation des sourcils, je m'installe en cabine et pendant l'épilation la personne qui s'occupait de moi m’a fait la remarque suivante : "Ma collègue à l'accueil n'a pas dû faire attention, mais vous êtes dans un institut pour femmes et nous ne pourrons plus vous accepter une prochaine fois, je finis mon travail exceptionnellement "travail mal fait et bâclé". 

 

J’étais tellement choquée que je n'ai pu avoir de réaction immédiate. 

 

Je sors de la cabine, me dirige vers l'accueil où la deuxième personne prend le relais devant la collègue en question et me propose la carte de fidélité. Je refuse en lui expliquant avec politesse que je ne reviendrai plus dans l'un de vos instituts à l'avenir car les propos qui ont été tenus mon extrêmement heurtée et blessée. 

 

J’avais l’espoir d’avoir un soutien de sa part et d’être reçue comme je l’avais toujours été auparavant.  Mais à ma grande surprise, elle me rétorque que sa collègue a eu raison, qu'il était bien spécifié à l'entrée du magasin que c'est un institut pour femmes. 

 

Je lui demande alors, si elle se rend compte de la gravité de ses propos et de la discrimination dont elle fait preuve. Elle me répond qu’elle trouve son comportement normal et ajoute que les personnes opérées peuvent ma foi être acceptées. Ce à quoi je lui demande ce qui lui fait dire que je ne suis pas opérée. Dois-je lever ma jupe à l'accueil de votre magasin pour vous montrer ce que j'ai entre les jambes afin d’obtenir une validation pour être acceptée en cabine ?. 

 

Aucune expression sur son visage, elle ne réagit pas, et d’un ton sec elle lance « l’ institut a déjà rencontré ce genre de problèmes et qu’il est tout a fait normal qu'on me refuse l'accès aux cabines à l'avenir. Puis elle coupe court en me disant  « allez dans un centre mixte où vous serez acceptée telle que vous êtes  ».

 

C'est la première fois en 10 ans que je rencontre ce genre de traitement, je ne suis ni exubérante, ni extravagante, ni un animal de foire… je suis une personne respectueuse et je refuse d'être souillée, rabaissée et humiliée par des personnes aussi arriérées, rétrogrades et irrespectueuses avec une méchanceté gratuite et rarement rencontrée au cours de ma vie.  Ce genre de personnes ne se rendent pas compte du mal qu'elles peuvent engendrer et la blessure que je peux ressentir depuis ma sortie de votre institut.

 

Sachez également qu’approximativement 41% des personnes transgenres ne se suicident pas parce qu'elles sont transgenres mais à cause de l’attitude et le comportement des personnes dans cette société qui ne nous traitent pas comme des êtres humains.  C’est un pourcentage accablant que j’imagine vous l'ignoriez mais qui est bien réel.

 

Je suis on ne peux plus déçue et attristée par ce que j’ai vécu aujourd'hui, vos employées ne sont pas capables de s'adapter à la clientèle qu’elles sont amenées à recevoir.

 

Quelle est la loi qui oblige votre personnel à refuser une personne comme moi qui ne demande qu’à vivre en bonne société avec son entourage ?

 

Est-ce la politique de votre institut ou une initiative de vos employées ?

 

Pour information, tous mes documents officiels stipulent « Sexe Feminin », dois-je après avoir levé ma jupe devant vos employées vous envoyer également une copie de ma pièce d'identité ?. 

 

J’espère que vous vous rendez compte de la gravité du traitement inadmissible et totalement injuste qui m’a été infligé et je souhaite que vous preniez les mesures nécessaires pour que ces personnes soit sanctionnées de manière exemplaire suite à leurs attitudes.

 

Je trouve scandaleux et discriminatoire qu'en France en 2018,  dans une grande métropole telle que Lyon on puisse encore et sans scrupule traiter certaines personnes avec autant de mépris et de déshumanisation.

 

Sachez pour ma part, que cette affaire aura des répercutions à tous les niveaux et via tous les moyens de communications possibles, Croyez moi ! 

 

J’utiliserai tous les supports existants pour dénoncer cette injustice, tous les médias en seront également informés.  Votre publicité est déjà faite de mon côté, ainsi que chez toutes les associations de lutte existantes. 

 

"La discrimination en raison de l'identité de genre est un acte puni par la loi en France."

 

On a eu la responsable de ce centre au téléphone le 26 juin l'après-midi, elle dit qu'elle n'était pas là hier et nie cet acte de ses deux employées. On a de sérieux doutes de sa sincérité.

 

Une plainte a été déposée le 26 juin au Commissariat de Police de Lyon du 3ème et 6ème arrondissement.

 

 


26/06/2018
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Un Refuge pour les Victimes de Transphobie - Appel aux dons

 

Appel aux dons :

 

Pour un refuge aux personnes en situation de détresse victimes de transphobie.

 

Merci pour votre participation afin de réaliser un accueil contre la transphobie. 

 

En savoir plus : 

https://www.lepotcommun.fr/pot/32c69z0y

  Refuge Transphobie.jpg


08/06/2018
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Transphobie de "École à la maison" à Paris

 

Nous dénonçons cette inadmissible soi-disant "École à la maison" à 8, rue du 8 mai à Paris 10ème qui n'a que des propos injurieux, diffamatoires, mensongers transphobes à l'égard des Personnes Trans en raison de leur expression de genre et identité de genre.

 

L'incitation à la haine envers les Personnes Trans est un délit puni par la loi en FranceTransphobie de Ecole à la maison.jpg

 

Nous l'avions signalé sur sa page Facebook à plusieurs reprises pour ces propos transphobes et nous avions demandé la suppression de ce compte. Facebook nous indiqua que ce compte été supprimé "École à la maison".     

         Ecole à la maison Transphobie.jpg

 

Mais  " L'Ecole à la maison " a ouvert une autre page sur Facebook.

 

 

Ce qui n'est pas acceptable puisque les propos sont toujours aussi transphobes envers les personnes trans en raison de leur identité de genre et leur expression de genre.

 

Nous avons signalé ce nouveau compte, des commentaires ont été supprimés, mais  cette publication est toujours sur Facebook.

 

Mise à jour, le 20 juin ce compte a été supprimé : L'Ecole à la maison.

 

La transphobie n'est pas une opinion, c'est un délit en France !  : www.sos-transphobie.org

Transphobie de l'école à la maison France.jpg

 

 

De plus en regardant sur leur page (https://l-ecole-a-la-maison.com/) nous avons signalé leur lettre transphobe à une député européenne, nous vous demandons de faire de même. Cette lettre haineuse de leur part est susceptible de poursuite judiciaire.

 

Autant de haine à l'égard des personnes trans ce n'est pas normal.

 

C'est l'école de la haine de l'autre cette école à la maison.

 

Signalez cette lettre haineuse sexiste transphobe à :  internet.signalement.gouv.fr.

https://www.pointdecontact.net/cliquez-signalez/

 

 


25/05/2018
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7ème Conseil Européen Transgender à Anvers du 28 juin au 1er juillet 2018

 

Le 7ème Conseil Européen des Trans organisé par  TGEU - Transgender Europe se tiendra à Anvers en Belgique du 28 juin au 1er juillet 2018. 

 

   TGEU-Council2018-logo-web.jpg

Cette conférence de TGEU est co-organisée :  avec CavariaTransgenderInfoPunt et Genres Pluriels au deSingel, un campus d'art international ( Accessible en fauteuil roulant ).

 

Enregistrement du Programme :

L'Assembée Générale, L'Hébergement, S'impliquer dans la communauté, La Solidarité, L'Autonomisation.

 

Cette année, la communauté est rassemblée autour du programme basé sur l'Open Space Technology ( en savoir plus )

 

En savoir plus sur cet événement et pour vous organiser :

7ème Conseil Transgenre - Anvers - Belgique

    Council2018_web-400x300.jpg

 

 


22/05/2018
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Journée Internationale Contre la Transphobie - 17 Mai 2018

 

IDAHOT 2018 : La Journée Mondiale contre la Transphobie en raison de leur expression de genre et de leur identité de genre des Personnes Trans et des Personnes Trans Non-Binaires sera célébrée le jeudi 17 mai.

 

  IDAHOT 2018.jpg

 

A l'occasion de cette prochaine journée, nous allons vous expliquer les expressions de genre (1) et les identités de genre (2) au plus simple.

 

L'identité de genre (2) d'une personne trans (4) peut s'identifier comme correspondant à celle d'une femme, d'un homme ou non-binaire (3)

 

Le terme générique Trans (4) désigne les personnes qui ne se considèrent pas au sexe assigné à la naissance.

 

L'identification Non-Binaire (3) désigne les personnes qui se considèrent ni homme, ni femme.

 

L'expression de genre (1) est la façon dont une personne présente son genre à travers son comportement, son apparence en publique tels que la tenue vestimentaire, les cheveux, le maquillage, le langage corporel, la voix et la manière courante d'exprimer son prénom et son pronom.  

 

                   Lien : Vidéo explicative de Droits Personne Canada‏         Expression de Genre et Identité de genre.jpg

 

Des témoignages récents des Victimes de la transphobie seront publiés prochainement et d'autres thèmes en relation à leur expression et identité de genre seront abordés à l'occasion de cette journée.

 

En savoir plus sur les lieux de l'événement à l'occasion de IDAHOT :

Journée Internationale Contre la Transphobie - 17 Mai 2018

 

 


08/04/2018
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Signez la Pétition : Transphobie - Refus de la plainte du Parquet du Procureur d'Angers

 

Justice pour la Femme Transgenre agressée et menacée de mort.

 

La veille du 8 mars 2018 de la Journée Internationale des Droits des Femmes, elle a reçu du Procureur de la République Yves Gambert d'Angers un avis de classement sans suite, alors que la plainte est caractérisée et aggravéé en raison de son identité de genre. 

 

L'impunité à cause d'être Trans, ce n'est pas normal cette décision !

 

Nous signalons que souvent les Forces de l'ordre et les Parquets du Procureur n'appliquent pas les lois en vigueur contre les actes de violences et de discriminations venant des transphobes à l'égard des Personnes Trans en raison de leur identité de genre en France.  

 

Signez la Pétition : Inacceptable Refus de la Plainte du Parquet du Procureur d'Angers

 

    SOS T.jpg

 

Épilogue - Les faits :

 

Fin octobre 2017, une femme trans, locataire dans un ensemble d’Angers, rentre de courses avec un ami.


Lorsqu’elle sort de son véhicule, elle est frappée et jetée à terre, dans son sous-sol, par un voisin qui n’a pas apprécié qu’elle ne le salue pas.


C’était le même homme qui l’avait insultée plusieurs jours auparavant, insistant sur son identité de genre.
 

Après avoir contacté QUAZAR, la victime hésite à porter plainte suite aux menaces de mort de son agresseur.


48h après réflexion, elle fait preuve de courage en allant déposer dans son commissariat, décidée à ne pas laisser passer.

 

Un classement sans suite inacceptable

 

Au bout de quatre mois, juste avant la Journée internationale des droits des femmes, cette angevine vient de recevoir un avis de classement sans suite :


« L’examen de la procédure ne justifie pas de poursuites pénales au motif que les faits ou circonstances des faits dont vous vous êtes plaint(e) n’ont pas pu être clairement établis par l’enquête. » (sic.)

 

Lorsqu’un homme frappe une femme, la jette à terre, que ses coups sont filmés par la caméra de surveillance du sous-sol, il ne peut y avoir un classement sans suite.


Les faits sont avérés. Il s’agit d’un délit passible de poursuites.

 

L’identité de genre, le parquet d’Angers ne connaît pas.

 

QUAZAR, association d’assistance aux victimes, a signalé cette plainte à Yves Gambert, procureur de la République d’Angers, en lui demandant sa requalification pour retenir la circonstance aggravante de la commission de ces violences en raison de l’identité de genre de la victime, omise lors du dépôt de plainte au commissariat.

 

Les propos de l’agresseur contenus dans la plainte, soigneusement rapportés par la victime, en attestent : 


« Je vais te défoncer comme un homme, car je te vois comme un homme. »


Propos en écho à ses menaces : « J’en n’ai rien à foutre des schmitts, je te découpe à la machette, je te fais assassiner si tu portes plainte. »

 

Malgré ces éléments, Yves Gambert, procureur de la République d’Angers, et ses collègues parquetiers, ne protègeront pas cette femme trans pour les violences et menaces qu’elle a subies de la part d’un homme au physique puissant.


Malgré ces éléments, Yves Gambert et ses collègues parquetiers, ne protègeront pas cette femme trans en ne prenant pas en considération le critère pénal de l’aggravation des faits dus à son identité de genre. 


En Maine-et-Loire, l’identité de genre n’est jamais retenue lors des dépôts de plainte, alors que pourtant tous les éléments sont bien présents dans la plainte.

 

En cela, Yves Gambert, en tant que procureur de la République d’Angers, en porte la responsabilité professionnelle.


Il est procéduralement responsable de la bonne qualification des plaintes, tant au moment de leur prise, avec la formation des policiers et gendarmes et les directives qu’il doit donner en ce sens, que pendant l’étude du dossier par le parquet.


Encore aurait-il fallu que ce dossier soit connu du Bureau d’ordre pénal du Tribunal de grande instance d’Angers, au bout de trois mois d’enquête !


QUAZAR dénonce la politique pénale du parquet d’Angers qui ne poursuit pas l’agresseur de cette femme trans angevine.


Une des raisons non évoquée est qu’elle ne peut justifier de jours d’incapacité totale de travail, alors que pourtant l’agression a été filmée.

 

A Angers, désormais on peut violenter une femme trans, la jeter à terre, la menacer de mort si elle ose déposer plainte.

Texte de Stéphane Corbin,
référent pôle juridique, défense des droits, accompagnement des victimes de Quazar, Centre LGBT d’Angers.

Nous demandons la justice pour cette femme : une enquête et un jugement juste pour la personne coupable de ces actes.

 

Signez la PétitionInacceptable Refus de la Plainte du Parquet du Procureur d'Angers

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10/03/2018
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