SOS TRANSPHOBIE

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TDOR 2015 - FRA : Une action renforcée est nécessaire pour contribuer à lutter contre la transphobie


À travers l'UE, les personnes « trans » sont souvent marginalisées et vivent dans l'isolement ou la crainte, comme l'ont montré les recherches de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne ( FRA ). La Journée internationale du souvenir transgenre du 20 novembre a pour but de commémorer les souffrances causées par la transphobie et est l'occasion de sensibiliser à la nécessité de mieux protéger les droits des personnes trans.

 

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Le rapport de la FRA intitulé Être « trans » dans l'Union européenne », publié l’an dernier, a montré que les personnes trans sont souvent victimes de discrimination, de victimisation, de harcèlement et de manque de respect. Ce rapport repose sur les réponses à l’enquête sur les crimes de haine et la discrimination à l'égard des les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT), une enquête menée à l’échelle de l’UE qui constitue le plus grand ensemble de données empiriques de ce type à ce jour.

 

Les résultats ont indiqué, par exemple, que les personnes trans subissent souvent des violences répétées : plus de deux victimes trans sur cinq ont été agressées trois fois ou plus au cours de l'année précédant l'enquête. Un tiers des répondants trans évitaient d'exprimer leur identité de genre au travers de leur apparence physique et leurs vêtements de crainte d’être agressés, menacés ou harcelés. La moitié des répondants trans ont déclaré éviter certains lieux publics, comme la rue, les parcs ou les parkings, du fait de ces craintes.

 

Ces conclusions soulignent la nécessité de renforcer les politiques de lutte contre la violence et le harcèlement motivés par la haine. Cela comprend des actions visant à prévenir les crimes de haine homophobes et à sensibiliser les forces de police à la manière de traiter ce type de crimes de haine.

 

Cette nécessité est mise en lumière par la recherche de la FRA sur le point de vue des autorités publiques, dont les résultats devraient être disponibles sous peu. Elle indique en quoi certains agents chargés de l’application de la loi ne reconnaissent pas ou sous-estiment l'ampleur et la nature des crimes de haine et de la discrimination à caractère transphobe. Elle révèle également l’existence de préjugés et de transphobie parmi les membres des autorités chargés de l’application de la loi dans certains États membres.

 

Il convient également de renforcer la protection juridique contre les crimes transphobes. La recherche juridique comparative de la FRA sur les crimes de haine et la discrimination à l'égard des personnes LGBTI à l’échelle de l’UE, qui devrait être publiée sous peu, a relevé que seuls huit États membres de l'UE interdisent expressément les crimes de haine à caractère transphobe dans leur code pénal. Cette situation, associée au fait que le signalement et l’enregistrement des crimes de haine à l'égard des personnes trans sont considérablement faibles, constitue un défi pour les États membres dans la mesure où elle gêne l'élaboration d'actions ciblées de lutte contre ces crimes.

 

La Directive de l’UE relative aux droits des victimes représente un pas dans la bonne direction. Une fois mise en œuvre dans tous les États membres, elle devrait offrir aux victimes un soutien ciblé et doté de ressources. Toutefois, comme le montrent les recherches de la FRA, il reste encore beaucoup à faire pour lutter contre la violence et les abus dont de nombreuses personnes trans sont souvent victimes dans la société actuelle.

 

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Stronger action needed to help combat transphobia

 

Trans people across the EU are often marginalised, and live in isolation or fear, as FRA research has shown. Transgender Day of Remembrance on 20 November is a day to remember the suffering transphobia has caused and a time to raise awareness of the need to better protect the rights of trans people.
 

Last year, FRA’s report ‘Being Trans in the European Union’ pointed to how trans people experience frequent discrimination and victimisation, harassment and disrespect. It drew on the responses to FRA’s wider EU survey on hate crime and discrimination towards lesbian, gay, bisexual and trans (LGBT) people.

 

For example, the results showed how trans people often suffer repeat incidences of violence: Over two in five trans victims of violence, had been attacked three or more times in the year before they were surveyed. One third of trans respondents avoided expressing their gender identity through the way they look or dress for fear of being assaulted, threatened or harassed. Half of the trans respondents also avoid public places, like on the street, in squares or in parking lots, because of these fears.

 

Such findings point to the need to improve policies to combat hate-motivated violence and harassment. This includes actions to prevent transphobic hate crime and improve awareness among the police of how to deal with such hate crime.

 

This need is underlined by FRA research into the views of public officials, the results of which should be available soon. It shows how some law enforcement officials do not recognise or underestimate the scale and nature of transphobic hate crime and discrimination. It also revealed prejudice and transphobia among law enforcement officials in some Member States.

 

Strengthening legal protection against transphobic hate crime is also needed. According to FRA’s EU-wide comparative legal research into LGBTI hate crime and discrimination that should be made public soon, only 8 EU Member States explicitly prohibit transphobic hate crime in their criminal codes. This coupled with widespread under-reporting and under-recording of hate crime against trans people poses a challenge for Member States as it hinders the development of targeted actions to combat such crimes.

 

Already the EU Victims’ Directive is a step in the right direction. Once implemented by all Member States, it should offer victims, targeted and well-resourced support. However, as FRA research shows much still remains to be done to help combat the violence and abuse many trans people often face in society today.

 

En savoir plus / Learn more : 

TDOR 2015 - FRA : Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne 

 

 



20/11/2015
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