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Ni homme, ni femme: La Haute Cour considère les définitions de genre en Australie

 

Australie : La Haute Cour s'interroge sur les définitions de genre.

 

Le 4 mars, la Haute Cour a commencé à entendre une affaire qui peut conduire à une reconnaissance juridique plus large pour les personnes qui ne s'identifient pas femme ou homme.

 

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Un combat pour les droits se déroule dans un tribunal australien, pas pour les hommes ou les femmes, mais pour ceux qui sont entre les deux.

 

La Haute Cour de l'Australie permettra de déterminer si une personne peut s'identifier de genre ni masculin ni féminin sur un document du registre.

L'affaire a été portée par Norrie Trans de Sydney qui s'identifie de genre neutre ni femme ni homme, qui voulait obtenir un nouveau certificat de naissance avec la catégorie de «sexe non spécifié».


En 2010, Norrie a demandé un changement de prénom, et a demandé aussi d'avoir le sexe retiré du certificat de naissance pour être remplacé par "non spécifique".

Norrie est de naissance masculin en Ecosse, mais après avoir subi une c
hirurgie de réassignation sexuelle en 1989, a estimé qu'il n'y avait pas de sens d'être classé par un sexe particulier.

L'année dernière, l'affaire a été prise par le tribunal de la Cour d'appel de la Nouvelle-Galles du sud qui a jugé que Norrie et les autres résidents de NSW (New South Wales) peuvent légalement s'identifier ni femme, ni homme.

Maintenant, le greffier de NSW des naissances, décès et mariages conteste la décision de la Haute Cour.

 

Norrie a remporté cette reconnaissance à la Cour suprême de l'état de Nouvelle-Galles (New South Wales) le 31 mai 2013, ce qui permet de tester cette loi à la Haute Cour de l'Australie.


Le résultat de cette contestation aura des implications dans la NSW, si le juge se prononce en faveur de Norrie, il y aura un potentiel important sur ce changement à l'échelle nationale.

 

Le Président de l'Organisation Internationale des Intersexes de l'Australie, Morgan Carpenter, dit que le cas de Norrie peut s'avérer problématique pour la communauté intersexe. " Il y a un risque que l'affaire va tous nous affecter à un troisième genre ", selon M. Carpenter, dit que les personnes intersexuées sont nées avec des caractéristiques sexuelles atypiques qui pourraient être à la fois féminin et masculin, et que soi-disant la plupart des personnes intersexuées s'identifient à être un homme ou une femme et ne voudraient pas être classées par un genre alternatif.

Le cas de Norrie peut présenter une mesure législative qui permettrait aux parents de choisir une option de genre en dehors du sexe masculin ou féminin sur le certificat de naissance de leur enfant. Il dit que c'est dans le meilleur intérêt de l'enfant d'avoir soit «masculin» ou «féminin» sur leur certificat de naissance, leur donnant le droit de choisir leur sexe plus tard, y compris la possibilité d'utiliser une catégorie "Non-Specific" ( Non-Spécifique ).

Mais M. Carpenter s'interroge sur la nécessité pour l'attribution de l'égalité à la naissance.

"Pourquoi le sexe doit être sur le certificat de naissance en premier lieu ?"

L'identité de genre en Australie

En 2003, l'Australien Alex MacFarlane a obtenu le droit de remplacer le sexe sur son passeport par un "X".

À Victoria, les gens sont autorisés à identifier leur sexe par un «indéterminé» ou laisser le champ vide sur leurs certificats de naissance si ils sont intersexués.

Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce a une politique similaire, permettant d'identifier les Australiens sur leur passeport par un «X» avec une lettre d'un médecin ou d'un psychologue. En 2013, il a révisé sa politique et à élargit les définitions de genre.

Selon les directives du gouvernement australien sur la reconnaissance du sexe et du genre pour les documents officiels et les dossiers personnels, publié le 1er juillet en 2013
; les ministères qui recueillent les dossiers personnels doivent permettre à une personne de changer leur sexe par un "X" , si elles fournissent certains documents comme un certificat médical ou un document de Voyage; un passeport valide depuis plusieurs années avec la mention X ou un certificat de naissance, témoignant du genre voulu pour choisir leur genre préféré.

La reconnaissance mondiale des genres alternatifs

En Novembre 2013, l'Allemagne a été le premier pays européen à permettre à des bébés qui ont deux caractéristiques " masculin et féminin " d'être enregistrés sans indiquer le sexe, depuis le 1er novembre, par une 3ème option sur les certificats de naissance.


Les parents sont en mesures de laisser le sexe vide, pour les alléger de cette pression quand il s'agit de prendre des décisions sur la chirurgie de changement de sexe sur leur enfant.

Plusieurs pays du sud-est asiatique reconnaissent également les genres alternatifs.

En Inde et au Bangladesh, les communautés trans, appelées hijras ont donné une troisième option de genre sur les passeports (depuis peu aussi sur tous les documents d'identité).

Les personnes trans du Pakistan peuvent choisir parmi plusieurs options de genre à inclure sur leur carte d'identité, et le Népal permet également pour l'égalité des trans, une autre solution de genre sur les cartes d'identité.

La Nouvelle-Zélande permet aux candidats d'utiliser "X", depuis le 30 novembre 2012, pour se définir sur le passeport d'un genre indéterminé et sur les autres documents.

Genre en ligne

Cette année, depuis février 2014, Facebook a commencé à permettre à ses utilisateurs américains de choisir leur genre à partir de 56 options, termes différents et pronoms préférés (i.e. he, she, they).

 

 



04/03/2014
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